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Architecture à Pan de bois
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 Les habitations et fermes traditionnelles révèlent le charme de l’architecture augeronne Les paysages harmonieux et tranquilles du Pays de l’Orbiquet se déploient autour d’une rivière d’une limpidité cristalline. Plantés de pommiers, les herbages d’un vert à la fois profond et doux, suivent le cours sinueux de l’Orbiquet et de ses canaux. Eparses, sur ce pays, les habitations et fermes traditionnelles révèlent le charme de l’architecture à pans de bois largement répandue en Pays d’Auge. La Marne des coteaux, le grès et le poudingue des plateaux, l’argile à silex et le bois suffirent à développer cette pratique. Toutes les constructions anciennes du Pays d’Auge sont « posées sur le sol », sans fondations, que le sous-sol humide et instable ne permet guère.
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Le plan
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Le charpentier prépare le croquis à petite échelle appelé « épure », puis il réalise le tracé grandeur nature « étalon » à plat sur le sol qui servira de modèle pour la taille des pièces de charpente en chêne ou orme. Les architectes définissent le mur de la maison en pan de bois comme « un mur charpenté » et non autoporteur, la solidité et la cohésion de chaque élément dépendant étroitement de sa liaison et de son agencement avec les autres éléments de la construction. Les écharpes (pièces obliques) viennent compléter la rigidité de l’édifice.
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Le bâti principal
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 Il est composé de quatre poteaux corniers reliés horizontalement par des sablières basses et hautes et de pans de bois intermédiaires. Le tout est monté au sol, à plat. Les assemblages sont toujours à tenons et mortaises chevillés. Le redressement de ces panneaux et leur mise en place sur de grosses pierres d’angle taillées, nécessitait l’effort de plusieurs hommes. Le « sommier », pièce maîtresse horizontale, transversale, assemblée dans les poteaux assure la liaison entre les murs opposés. Le charpentier construit, donc, une sorte de squelette appelé « ossature » qui reçoit la charpente et le plancher.
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Le soubassement
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 Le soubassement ou solin est constitué par une muret bas de maçonnerie qui utilise la pierre locale (calcaire marneux, silex, brique…). Sa fonction principale est d’isoler l’ossature en bois de l’humidité.
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Le colombage
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 Le colombage est l’ensemble des pans de bois qui maintiennent le matériau de remplissage ou hourdis. Caractéristique, la technique du « torchis » (mélange de paille, foin, crin ou poils de vache, d’argile et d’eau) est largement répandue. Entre les colombes (pièces de bois verticales), on insère des « pannetons » ou « éclisses » et un lattage de bois sur lesquels il ne restera plus qu’à appliquer les galettes de torchis avant de lisser. Ce matériau de remplissage est parfaitement adapté aux mouvements du bois et l’on redécouvre ses propriétés thermiques et le degré d’hygrométrie idéal qu’il procure à l’habitat. Parfois, le remplissage est assuré avec des briques ou des tuileaux (déchets de tuiles utilisées pour la couverture) habilement disposés pour créer une décoration murale.
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La couverture
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 La couverture la plus utilisée était autrefois le chaume. Cette couverture végétale au nom dialectal de « glui » utilisait primitivement la paille de seigle. Progressivement, dès le XVe siècle il est concurrencé par la tuile plate puis remplacé, depuis le XVIIIe siècle, par l’ardoise. Le chaume est aujourd’hui réutilisé dans la rénovation, c’est ainsi que nous pouvons croiser ici ou là quelques « chaumières » et leur faîtage d’iris.
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Rénover en Pays de l’Orbiquet
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Depuis quelques années, nous constatons un effort important de restauration de l’habitat traditionnel, même s’il reste encore à faire dans ce secteur. Mais avant toute restauration, il est nécessaire de bien connaître la construction qui doit en faire l’objet. L’habitat à pans de bois de par sa structure permet une restauration des pièces les plus abîmées sans dénaturer l’ensemble de l’édifice. Que l’on fasse appel à des artisans spécialisés ou bien que l’on découvre les techniques ancestrales au travers de stages (www.lesavoirfaire.fr) (www.maisons-paysannes.org) (www.pays-auge.fr), il est possible de rénover aujourd’hui, en Pays d’Auge et plus particulièrement en Pays de l’Orbiquet, dans le respect des traditions.
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Bibliographie
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« Les maisons en pan de bois d’Orbec » Elizabeth Lescroart-Cazenave – ed. DRAC et Inventaire Général « L’architecture rurale française – Normandie » Max-André Brier et Pierre Brunet – Berger-Levrault éditeur « L’architecture à pans de bois » Yves Lescroârt - les Provinciales. « L’âme des maisons normandes » Marie Le Goaziu – Ed. ouest France « Tour du Pays d’Auge » texte d’Isabelle Loison – Ed. FFRP Revue « Le Pays d’Auge » - numéro spécial –juillet 1983 « Restauration des manoirs à pans de bois » par François Cottin et Georges Duval
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